Le diagnostic d'abord
Avant de toucher à une façade, nous établissons une fiche de pathologie : desquamation, alvéolisation, éclatement au gel, croûtes noires sulfatées, biodétérioration. Un prélèvement et une analyse en laboratoire complètent le diagnostic quand la pierre l'exige.
De ce diagnostic découle tout : le type de nettoyage, le mortier, le pourcentage de pierres à remplacer. En général, 10 à 30 % des pierres d'une façade ancienne nécessitent un remplacement ; le reste se traite sur place.
Nettoyer sans abîmer
Le nettoyage s'adapte à la pierre : micro-sablage à la ponce volcanique 80 µm pour les grès tendres, cataplasme de bicarbonate d'ammonium pour les encroûtements calcaires, vapeur basse pression pour les salissures biologiques. Jamais d'abrasion qui mangerait les arêtes.
Les pierres trop altérées sont remplacées par des blocs taillés dans un grès de correspondance — le grès de Steinfort pour le bâti d'Echternach, le calcaire de Lorraine ou le grès des Vosges ailleurs.
Le rejointoyage qui fait respirer
La restauration s'achève par un rejointoyage complet à la chaux NHL 3.5, profil adapté à l'époque du bâtiment et aux prescriptions du SSMN. C'est lui qui rend à la façade sa perméabilité et fait disparaître les remontées d'humidité.
Sur demande, un hydrofuge non occulant protège la pierre sans l'empêcher de respirer. Le rapport photo avant/après est remis pour votre dossier de subvention.